Cauri News — Mercredi 2 septembre 2026
+24 % de bénéfice en six mois : que se passe-t-il chez Coris Bank ?
Cauri News La BRVM et l'économie africaine, expliquée simplement. Mercredi 2 septembre 2026 |
Bonjour.
Coris Bank démarre la rentrée sur une bonne note. La banque burkinabè a enregistré 41,7 milliards FCFA de bénéfice au premier semestre 2026, soit une progression de près de 24 % en un an. Un résultat qui témoigne du dynamisme de la banque, mais aussi, plus largement, d’un secteur bancaire ouest-africain qui continue de bien se porter.
Cette semaine, nous revenons également sur les 9,4 millions de touristes accueillis au Maroc depuis le début de l’année, un nouveau record qui confirme l’importance du tourisme dans l’économie du royaume.
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- Marché en 30 secondes : la BRVM s'envole, le Composite au-dessus de 537 points
- Hot news : Coris Bank cartonne au Burkina Faso : +24 % de bénéfice
- La leçon : c'est quoi, la gestion de trésorerie ?
- Sur le continent : or ghanéen, médias kényans, tourisme marocain
- Sack d'Afrique : kits scolaires, Mondial féminin et une reco à ne pas manquer
- Le radar : 5 infos, 30 secondes
Marché en 30 secondes
| BRVM Composite | 537,25 pts | ▲ +1,19 % |
| BRVM 30 | 259,68 pts | ▲ +1,49 % |
| SAFC (Safca Côte d'Ivoire) | 6 200 FCFA | ▲ +5,08 % |
| BICB (Banque Internationale pour l'Industrie et le Commerce du Bénin) | 9 350 FCFA | ▲ +5,06 % |
| CFAC (CFAO Motors Côte d'Ivoire) | 1 680 FCFA | ▼ −3,45 % |
| NTLC (Nestlé Côte d'Ivoire) | 16 200 FCFA | ▼ −3,28 % |
Marchés : Belle séance ce mercredi : la BRVM Composite bondit de 1,19 % à 537,25 points, et le BRVM 30 fait encore mieux avec +1,49 %. Les hausses sont larges — SAFC (Safca Côte d'Ivoire) et BICB (Banque Internationale pour l'Industrie et le Commerce du Bénin) franchissent toutes deux la barre des 5 % — ce qui signale un mouvement d'ensemble, pas juste un titre qui s'emballe seul. Du côté des replis, CFAC (CFAO Motors Côte d'Ivoire) et NTLC (Nestlé Côte d'Ivoire) reculent de plus de 3 % : quelques investisseurs allègent leurs positions sur ces valeurs défensives, probablement pour réorienter vers des titres plus dynamiques.
Vous ne savez pas comment bien interpréter le tableau ci-dessus ? On vous explique tout ici
Hot news
Coris Bank : un bénéfice en hausse de 24 %
Coris Bank International Burkina Faso confirme sa bonne dynamique. Au premier semestre 2026, la banque affiche un bénéfice de 41,7 milliards FCFA, en hausse de 23,5 % sur un an. Une performance qui confirme la bonne santé de l’une des valeurs importantes de la BRVM. Lire l'article complet sur Sika Finance
Pourquoi on en parle ? Pour un investisseur débutant, le bénéfice est l’un des premiers chiffres à regarder : il montre combien l’entreprise gagne réellement après ses dépenses. Ici, Coris Bank gagne près de 8 milliards FCFA de plus qu’au premier semestre 2025.
Concrètement : cette progression s’appuie notamment sur des revenus bancaires en hausse. Le produit net bancaire — en quelque sorte le « chiffre d’affaires » d’une banque — atteint 78,9 milliards FCFA. Les dépôts des clients progressent également de 23,2 %, à 2 266 milliards FCFA. Source et chiffres détaillés
Mais attention : tout n’est pas uniquement lié à l’activité courante. Coris Bank a notamment enregistré 6,4 milliards FCFA de gains sur des actifs, un élément qui pourrait ne pas se répéter chaque année. Autre point à surveiller : le coût du risque a augmenté de 48 %, ce qui signifie que la banque doit davantage provisionner d’éventuels crédits difficiles à rembourser.
Vu d’ici : le bilan reste très positif pour l’actionnaire : bénéfices en hausse, activité qui progresse et dépôts en forte croissance. Mais comme toujours en Bourse, une bonne performance financière ne signifie pas automatiquement que l’action est bon marché. Il faut aussi regarder son cours et sa valorisation.
Bref. Coris Bank gagne plus, beaucoup plus : +23,5 % de bénéfice en six mois. Un signal encourageant, mais les investisseurs devront surveiller si cette croissance se confirme dans la durée.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.
La leçon
C'est quoi, la gestion de trésorerie ?
Imaginez que vous gérez une boutique de quartier. En fin de mois, après avoir payé vos fournisseurs et mis de côté pour le loyer, il vous reste de l'argent qui dort dans le tiroir-caisse. Vous pourriez le laisser là — mais vous pourriez aussi le confier à une tontine ou le placer dans un compte rémunéré, pour qu'il "travaille" pendant que vous dormez. C'est exactement ça, la gestion de trésorerie : l'art de faire fructifier les liquidités disponibles d'une entreprise, plutôt que de les laisser inactives.
Les grandes entreprises font pareil, mais à une autre échelle. Les Aéroports du Cameroun, par exemple, ont placé une partie de leurs excédents de trésorerie dans des titres publics — c'est-à-dire des bons ou obligations émis par des États (En clair : vous prêtez de l'argent à un gouvernement, qui vous le rembourse avec des intérêts). Résultat : 683 millions de FCFA d'intérêts encaissés, sans lever le petit doigt. De l'argent qui dort, transformé en argent qui rapporte.
Pourquoi c'est important pour vous ? Parce que quand vous analysez les résultats d'une entreprise cotée à la BRVM, les "revenus financiers" dans les comptes, c'est souvent ça — de la trésorerie bien gérée. Une entreprise qui sait placer ses excédents intelligemment est une entreprise qui optimise chaque centime, même entre deux investissements majeurs.
Bref. La trésorerie, c'est comme le grenier familial : mieux vaut qu'il travaille que qu'il poussière. Vous pourrez expliquer ça à votre comptable de famille au prochain repas — il sera impressionné.
Sur le continent
🇲🇦 Maroc — Le tourisme bat de nouveaux records : le royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs au premier semestre 2026, soit une hausse de 6 % sur un an. Les nuitées dans les établissements classés progressent également de 9 %, confirmant le dynamisme d’un secteur clé pour l’économie marocaine. Les visiteurs européens restent particulièrement nombreux, avec notamment une hausse de 14 % des arrivées allemandes et de 32 % des touristes polonais. Lire ici.
🇬🇭 Ghana — L'or brut, c'est fini : depuis le 1er septembre 2026, le Ghana interdit l'exportation d'or non raffiné. L'objectif est ambitieux : obliger les opérateurs à transformer le métal précieux sur place, pour capter plus de valeur ajoutée avant l'export. Le défi ? Les raffineries locales peinent encore à absorber tous les volumes, et leur rentabilité reste fragile. Une stratégie courageuse, mais dont les résultats se mesureront sur plusieurs années. Lire ici.
🇰🇪 Kenya — Nation Media Group change de mains : après 66 ans de présence, le fonds Aga Khan cède ses parts dans le géant médiatique kényan Nation Media Group à un investisseur tanzanien. Un tournant historique pour le paysage médiatique est-africain : le groupe, qui possède journaux, radios et chaînes TV dans plusieurs pays, passe ainsi sous contrôle d'un acteur privé régional. Un mouvement capitalistique qui rappelle que les médias africains attirent désormais de vrais capitaux continentaux. Lire ici.
Sack d'Afrique
🧠 Fun fact : deux places africaines sont encore en jeu pour le Mondial féminin 2027. L'Afrique, qui aligne de plus en plus de sélections compétitives sur la scène internationale, se bat pour élargir sa représentation dans les grands tournois. Et au-delà du sport, chaque qualification supplémentaire, c'est des droits TV, des sponsors et des retombées économiques pour les fédérations concernées — le foot féminin africain est en train de devenir un vrai marché. Lire ici.
🔢 Le chiffre : 28 millions de FCFA. C'est ce qu'a investi la SABC (Société Anonyme des Brasseries du Cameroun) pour offrir 700 kits scolaires aux meilleurs élèves de la région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Un geste de responsabilité sociale certes, mais aussi une stratégie de marque bien calculée : dans des zones où l'image d'une entreprise se construit autant sur ses actes que sur ses produits, 28 millions bien placés valent parfois plus qu'une campagne publicitaire. Lire ici.
🔗 La reco : le Sénégal vient d'obtenir un accord de principe avec le FMI (Fonds Monétaire International) pour un prêt de 2,2 milliards de dollars, alors que sa dette publique atteint 132 % du PIB. Un dossier qui mérite vraiment qu'on s'y attarde — pour comprendre ce que ça implique pour l'UEMOA et pour les marchés de la zone. À lire absolument ici.
Le radar
- Le FAGACE (Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique) dévoile ses programmes de formation exécutifs 2026 et organise un webinaire gratuit de présentation le 15 septembre — une opportunité pour les professionnels de la finance régionale. Lire ici.
- Le Nigeria explore une solution originale : transformer ses infrastructures solaires existantes en nouveaux capitaux, via le gestionnaire RAMCO qui cherche à refinancer ces actifs pour financer de nouveaux projets d'énergie renouvelable. Lire ici.
- Le Port d'Abidjan renforce sa sûreté portuaire en collaboration avec les Garde-côtes américains, dans le cadre d'une mission qui se tient du 31 août au 4 septembre 2026 — un enjeu clé pour la sécurité du commerce extérieur de la Côte d'Ivoire. Lire ici.
- L'Algérie mise sur l'intelligence artificielle pour améliorer la qualité de ses services télécoms, avec des applications concrètes en maintenance prédictive et optimisation des réseaux. Lire ici.
- Le Cameroun prépare un plan directeur pour numériser la passation de ses marchés publics — une réforme qui, si elle aboutit, pourrait réduire les délais, améliorer la transparence et attirer davantage d'entreprises dans les appels d'offres de l'État. Lire ici.