Cauri News — Lundi 21 septembre 2026
Et si votre épargne de poche suffisait à entrer en bourse dès octobre ? Un chiffre va vous surprendre…
Cauri News La BRVM et l'économie africaine, expliquée simplement. Lundi 21 septembre 2026 |
Bonjour.
La BRVM a une bonne nouvelle pour votre portefeuille — ou plutôt, pour votre portefeuille tel qu'il est aujourd'hui, pas tel que vous rêveriez qu'il soit. À partir du 26 octobre, l'action Sonatel (la valeur la plus influente de la cote) devrait devenir accessible aux petits épargnants. En clair : plus besoin d'avoir des millions en réserve pour entrer dans la danse. On vous explique ce que ça change, et pourquoi c'est une petite révolution pour la liquidité du marché.
Bonne lecture, et bon début de semaine.
— L'équipe Cauri ☕
Le menu
- Marché en 30 secondes : le Composite bondit à 553,71 points, Sonatel en tête
- Hot news : Sonatel s'ouvre aux petits épargnants dès le 26 octobre
- La leçon : c'est quoi, les critères ESG ?
- Sur le continent : Maroc, Nigéria, Tanzanie — trois signaux forts
- Sack d'Afrique : Mané plante des graines, la Côte d'Ivoire cherche des fonds
- Le radar : 5 infos, 30 secondes
Marché en 30 secondes
| BRVM Composite | 553,71 pts | ▲ +1,03 % |
| BRVM 30 | 268,91 pts | ▲ +1,36 % |
| SNTS (Sonatel Sénégal) | 42 190 FCFA | ▲ +7,49 % |
| TTLS (TotalEnergies Marketing Sénégal) | 3 950 FCFA | ▲ +3,95 % |
| SDCC (Sode Côte d'Ivoire) | 12 485 FCFA | ▼ −7,48 % |
| SHEC (Vivo Energy Côte d'Ivoire) | 2 760 FCFA | ▼ −7,38 % |
Marchés : Le Composite grimpe de 1,03 % à 553,71 points, et le BRVM 30 suit avec +1,36 % — une ouverture de semaine qui donne le ton. La locomotive du jour, c'est SNTS (Sonatel Sénégal), en hausse de 7,49 % : l'annonce d'une meilleure accessibilité pour les petits porteurs a visiblement mis de l'entrain sur le titre. En face, SDCC (Sode Côte d'Ivoire) et SHEC (Vivo Energy Côte d'Ivoire) reculent chacun de plus de 7 %, rappelant que la fête n'est pas générale sur toute la cote.
Vous ne savez pas comment bien interpréter le tableau ci-dessus ? On vous explique tout ici
Hot news
La BRVM à portée de poche : Sonatel ouvre ses portes
Il y a des décisions de marché qui ne font pas la une des journaux, mais qui changent la vie de milliers d'épargnants. Celle-là en fait partie.
Pourquoi on en parle ? À partir du 26 octobre, l'action SNTS (Sonatel Sénégal) — la valeur la plus capitalisée et la plus suivie de la BRVM — devrait devenir plus accessible aux petits porteurs. En clair : le ticket d'entrée pour acheter une part de Sonatel en bourse va baisser, ouvrant la porte à des épargnants qui n'avaient pas forcément les moyens d'y entrer jusqu'ici.
Concrètement : sur la BRVM, les actions se négocient par lots minimum (c'est-à-dire qu'on ne peut pas acheter une seule action : il faut en acheter un certain nombre d'un coup). Réduire ce lot minimum, c'est comme passer d'un sac de riz de 50 kg vendu en gros à des sachets de 5 kg disponibles au détail : le produit est le même, mais beaucoup plus de gens peuvent se l'offrir. Résultat attendu : plus d'acheteurs, plus de transactions, plus de liquidité *(la liquidité, c'est la facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre un titre sans faire bouger son prix)* sur la valeur phare du marché.
Vu d'ici : pour vous, c'est potentiellement la première marche concrète vers l'investissement en bourse. Et pour le marché, plus de petits porteurs actifs, c'est un signe de maturité — les grandes Bourses mondiales ont toutes traversé cette étape.
Bref. La BRVM cherche à grandir par le bas, et c'est une excellente nouvelle. Lire le détail de l'opération.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.
La leçon
C'est quoi, les critères ESG ?
Imaginez que vous cherchez un boutiquier à qui confier votre tontine. Vous ne regardez pas seulement s'il gagne de l'argent — vous vérifiez aussi s'il ne pollue pas le quartier avec ses déchets (E comme Environnement), s'il traite bien ses employés et ses clients (S comme Social), et s'il tient une comptabilité honnête sans détourner la caisse commune (G comme Gouvernance). ESG, c'est exactement ça : une grille de lecture pour évaluer une entreprise au-delà de ses seuls bénéfices.
En bourse, les investisseurs utilisent de plus en plus ces critères pour décider où placer leur argent. Une entreprise qui pollue massivement, exploite ses travailleurs ou pratique une gestion opaque prend des risques qui ne figurent pas toujours dans ses comptes — mais qui peuvent lui coûter très cher un jour : amendes, boycotts, perte de contrats. À l'inverse, une entreprise bien notée sur les critères ESG attire davantage de capitaux, notamment des grands fonds d'investissement internationaux qui ont des engagements à respecter vis-à-vis de leurs propres clients.
Sur la BRVM, le sujet commence à peser : des projets d'infrastructure intègrent désormais des critères environnementaux comme condition d'accès à certains financements. Ce n'est plus seulement éthique — c'est une condition de compétitivité.
Bref. ESG, c'est le bulletin de notes de l'entreprise citoyenne. Et comme au marché, la réputation, ça se construit — et ça se perd.
Sur le continent
🇲🇦 Maroc — L'OCP arrose le Brésil en engrais : le géant marocain des phosphates a expédié 3,8 millions de tonnes d'engrais vers le Brésil, consolidant sa position de premier fournisseur mondial sur ce marché. Une illustration que l'Afrique peut être exportatrice nette de produits à forte valeur ajoutée — pas seulement de matières premières brutes. En savoir plus.
🇳🇬 Nigéria — Victoire judiciaire à 3,38 milliards de dollars : un tribunal arbitral international a rejeté une réclamation de 3,38 milliards de dollars contre le Nigéria dans le dossier Mambilla, un projet hydroélectrique contesté depuis des années. Pour les finances publiques d'Abuja, c'est une bouffée d'air considérable — l'équivalent d'éviter un trou béant dans le budget. Lire l'article.
🇹🇿 Tanzanie — British Airways reprend le chemin du Kilimandjaro : après 15 ans d'absence, la compagnie britannique reliera Londres au Kilimandjaro et à Zanzibar dès l'été 2027. Pour le tourisme tanzanien, c'est un signal fort : quand une grande compagnie internationale revient, les voyagistes suivent, les hôtels se remplissent, et les devises étrangères rentrent. Lire l'article.
Sack d'Afrique
🧠 Fun fact : Sadio Mané n'est plus seulement un footballeur qui court après un ballon — il court désormais aussi après les semences et les tracteurs. L'international sénégalais investit 11,7 milliards de FCFA (le franc CFA, la monnaie commune de la zone UEMOA) dans un projet agro-industriel baptisé SN10 Agro-alimentaire, à Bambaly, son village natal au Sénégal. Des serres, des unités de transformation, des emplois locaux : la star du foot qui réinvestit dans son terroir, c'est le genre de transfert dont on ne parle pas assez. Lire l'article.
🔢 Le chiffre : 4 jours. C'est la durée du Bocuse d'Or Afrique, qui se tient du 21 au 25 septembre à Agadir, au Maroc. La Côte d'Ivoire s'est qualifiée pour cette compétition culinaire de haut niveau — une première historique. Problème : la participation est menacée faute de financement. Quand l'excellence gastronomique ivoirienne se retrouve à chercher des sponsors comme une startup en amorçage, il y a quelque chose qui coince. Lire l'article.
🔗 La reco : vous souvenez-vous de la CAN 2023, « la CAN de l'Hospitalité » organisée en Côte d'Ivoire ? Le beau livre qui lui est consacré vient d'être primé aux Awards des Ascom 2026 (13e édition des As de la communication). Une belle façon de mesurer ce que vaut, aussi en termes d'image et de soft power, l'organisation d'un grand événement continental. À lire ici.
Le radar
- Le Sénégal appelle à préserver les grilles d'avaloir et ouvrages d'assainissement dans les villes, le ministre Cheikh Tidiane Dièye rappelant que leur dégradation est l'une des premières causes des inondations urbaines.
- Le Burkina Faso mise sur la mobilisation citoyenne pour ses infrastructures : à Dédougou, des habitants participent directement à la production de pavés Faso Mêbo pour l'embellissement de leur ville.
- Diamniadio (Sénégal) lance un plan de réhabilitation de ses cours d'eau naturels pour préserver l'équilibre écologique de cette nouvelle ville en pleine expansion.
- Le Nigéria fait face à une menace de grève des conducteurs de camions d'huile comestible à partir du 22 septembre, une perturbation potentielle sur la chaîne d'approvisionnement alimentaire du pays.
- Le Mozambique compense les défaillances de ses centrales électriques par une pluviométrie favorable qui alimente ses barrages hydroélectriques — un rappel que l'énergie africaine reste très dépendante du ciel.