Cauri News — Vendredi 2 octobre 2026

Une levée bouclée avant l'heure, 30 milliards en jeu : qui a raflé la mise ?

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Cauri News — Vendredi 2 octobre 2026

Bonjour.

45 milliards de FCFA (Franc CFA, la monnaie commune de la zone UEMOA — l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine, les 8 pays qui partagent le FCFA et la BRVM). C'est ce que pèse Orange Côte d'Ivoire en bourse, rien qu'en capitalisation. Pour donner une idée : c'est le genre de chiffre qui fait que quand Orange CI tousse, toute la cote régionale sort son mouchoir. Ce vendredi, on vous explique pourquoi une seule valeur peut tenir un marché à bout de bras — et ce que ça change pour vous.

Bonne lecture, et bon début de mois d'octobre. ☕

— L'équipe Cauri ☕


Le menu

  • Marché en 30 secondes : le Composite tient à 549 points, Unilever CI s'envole
  • Hot news : Orange CI, le pilier à 45 milliards qui soutient la cote
  • La leçon : c'est quoi, le bénéfice avant impôts (EBT) ?
  • Sur le continent : Maroc-Sénégal, or ivoirien et exportations sénégalaises
  • Sack d'Afrique : la CAN 2027 en retard, et Livingstone la méconnue
  • Le radar : 5 infos, 30 secondes

Marché en 30 secondes

BRVM Composite549,02 pts▲ +0,12 %
BRVM 30265,98 pts▼ −0,04 %
UNLC (Unilever Côte d'Ivoire)51 000 FCFA▲ +7,37 %
BICC (BICI Côte d'Ivoire)33 800 FCFA▲ +3,67 %
ABJC (Servair Abidjan Côte d'Ivoire)3 370 FCFA▼ −7,42 %
STAC (Setao Côte d'Ivoire)2 150 FCFA▼ −6,52 %
BOAN (Bank of Africa Niger)5 000 FCFA▼ −5,66 %

Marchés : La BRVM Composite termine la semaine à 549,02 points, en légère hausse de 0,12 % — une progression modeste, mais qui confirme que le marché résiste à l'entrée en octobre. Le BRVM 30, l'indice des trente valeurs les plus liquides, recule quant à lui de 0,04 % : un écart minime qui traduit une séance en demi-teinte, avec des hausses et des baisses qui se compensent presque. UNLC (Unilever Côte d'Ivoire) tire son épingle du jeu avec un bond de 7,37 %, tandis que ABJC (Servair Abidjan Côte d'Ivoire) et STAC (Setao Côte d'Ivoire) encaissent les plus fortes corrections du jour, à −7,42 % et −6,52 % respectivement. Un marché qui souffle plutôt qu'il ne décroche.

Vous ne savez pas comment bien interpréter le tableau ci-dessus ? On vous explique tout ici


Hot news

Orange CI : le poids lourd qui fait tenir la cote

Il y a des valeurs qui font de la figuration, et il y a celles qui font tenir le marché debout. Orange Côte d'Ivoire appartient clairement à la deuxième catégorie.

Pourquoi on en parle ? La capitalisation boursière d'ORAC (Orange Côte d'Ivoire) dépasse les 45 milliards de FCFA sur la BRVM. En clair : c'est la valeur totale de toutes les actions Orange CI en circulation, au cours actuel. Quand cette seule ligne pèse autant, elle influence mécaniquement le niveau des indices — à la hausse comme à la baisse.

Concrètement : une capitalisation de cette taille, c'est un signal fort pour la liquidité de la cote *(la liquidité, c'est la facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre une action sans faire bouger son prix — comme un marché bien achalandé où les vendeurs et les acheteurs se trouvent facilement)*. Plus une valeur est grosse, plus elle attire les investisseurs institutionnels — fonds de pension, compagnies d'assurance — qui ont besoin de pouvoir entrer et sortir sans claquer le cours.

Vu d'ici : pour vous, c'est une information de contexte utile : quand vous regardez le BRVM Composite monter ou descendre, sachez qu'une poignée de valeurs comme Orange CI en sont souvent le moteur principal. Comprendre qui pèse quoi, c'est comprendre pourquoi l'indice bouge.

Bref. Orange CI n'est pas qu'un opérateur télécom — c'est aussi l'une des colonnes vertébrales de la bourse régionale. Lire l'analyse complète sur Sika Finance.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.


La leçon

C'est quoi, le bénéfice avant impôts (EBT) ?

Imaginez que vous tenez une boutique de quartier à Ouagadougou. En fin de mois, vous comptez ce qui reste après avoir payé vos fournisseurs, votre loyer et votre employé — mais avant de passer au service des impôts. Ce montant, c'est votre bénéfice avant impôts. En anglais, on l'appelle EBT pour Earnings Before Tax.
Pourquoi s'arrêter là, avant de payer l'État ? Parce que le taux d'imposition varie d'un pays à l'autre, parfois même d'une entreprise à l'autre selon les exonérations fiscales accordées. En regardant l'EBT, vous comparez les entreprises sur un pied d'égalité — comme si l'État n'existait pas encore dans l'équation. C'est la performance "pure" de l'activité, avant que chaque pays ne prélève sa part.
Sur la BRVM, quand vous lisez les résultats d'une banque ou d'une société industrielle, l'EBT est souvent le chiffre qui dit vraiment si l'activité se porte bien — indépendamment des avantages fiscaux dont l'entreprise peut bénéficier cette année-là.
Bref. L'EBT, c'est le bénéfice avant que l'État ne passe à la caisse. Comme ça, vous pourrez expliquer au prochain repas de famille pourquoi deux entreprises avec le même EBT peuvent afficher des bénéfices nets très différents.

Sur le continent

The flag of Ivory Coast waving on a pole against a blue sky
Photo by Ayush Design / Unsplash

🇲🇦 Maroc — Droit des affaires et intégration régionale : le renforcement du partenariat entre Rabat et Dakar met l'accent sur le droit OHADA *(l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, un cadre juridique commun à 17 pays africains)* et le contenu local. L'idée : sécuriser les investissements croisés entre les deux pays en s'appuyant sur un socle juridique partagé, plutôt que sur des règles nationales qui divergent. Un signal encourageant pour les entreprises qui opèrent des deux côtés. En savoir plus.

🇨🇮 Côte d'Ivoire — L'or illégal dans le viseur : les autorités ivoiriennes se donnent six mois pour éradiquer l'orpaillage clandestin, avec un renforcement des sanctions à la clé. L'enjeu est économique autant que sécuritaire : l'or extrait illégalement échappe aux recettes fiscales de l'État et fragilise un secteur minier qui représente une part significative des exportations du pays. Lire l'article.

🇸🇳 Sénégal — Les exportations tiennent bon : le Sénégal a généré 1 572 milliards de FCFA de revenus d'exportation au deuxième trimestre 2026. Un chiffre qui illustre la résilience de la balance commerciale sénégalaise, portée notamment par les ressources naturelles et les produits transformés. De quoi rassurer sur la capacité du pays à financer ses importations — et à tenir ses engagements extérieurs. Lire l'analyse.


Sack d'Afrique

Kenyan fans cheer at a sporting event with flags
Photo by Justin Lagat / Unsplash

🧠 Fun fact : la CAN 2027 (Coupe d'Afrique des Nations) doit se tenir au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie — une première pour l'Afrique de l'Est. Problème : à neuf mois du coup d'envoi, les doutes s'accumulent sur le respect des délais de construction des stades et des infrastructures d'accueil. Organiser une grande compétition continentale, c'est un peu comme ouvrir un grand restaurant : les clients arrivent à date fixe, que la cuisine soit prête ou non. Suivre le dossier.

🔢 Le chiffre : la ville de Livingstone, en Zambie, cumule un patrimoine colonial intact, un aéroport international et une proximité immédiate avec les chutes Victoria — l'une des merveilles naturelles du continent. Pourtant, elle reste largement sous le radar des circuits touristiques africains, alors que le tourisme pourrait en faire un moteur économique local à part entière. Parfois, les meilleures opportunités sont celles que tout le monde a oubliées de regarder. Découvrir Livingstone.

🔗 La reco : la raffinerie Dangote cherche à s'ouvrir aux investisseurs africains via des GDR *(Global Depositary Receipts — des certificats de dépôt internationaux qui permettent d'acheter une fraction d'une action étrangère depuis sa propre bourse locale)* cotés à Nairobi. Un mécanisme technique, mais une porte d'entrée historique pour qui veut investir dans la plus grande raffinerie du continent depuis son téléphone. À ne pas manquer : l'article complet sur AllAfrica.


Le radar

  • Meta annonce un projet de câble sous-marin de 6 500 km reliant les États-Unis, la France et la zone EMEA — une infrastructure qui pourrait améliorer significativement la connectivité numérique des entreprises africaines.
  • Air Sénégal suspend l'intégralité de l'équipage de sa ligne Dakar-Paris pour des soupçons de trafic, et fait appel temporairement à une compagnie privée pour assurer le service — un épisode qui soulève des questions de gouvernance sur la compagnie nationale.
  • Le Maroc livre ses premiers outils d'intelligence artificielle open source issus de son partenariat avec Mistral AI, ouvrant la voie à une IA souveraine sur le continent.
  • Le Mali aborde la rentrée 2026-2027 avec plus de 2 400 écoles fermées en raison de la crise sécuritaire — un choc pour le capital humain du pays dont les effets économiques se feront sentir sur le long terme.
  • Le Togo fait face à des glissements de terrain sur la RN 30 entre Danyi Ahlon et Sassanou, rappelant la vulnérabilité des infrastructures routières face aux aléas climatiques et le coût économique de leur entretien.

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